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À suivre aussi sur Scoop-it! - périodicité variable :

- 3 worlds in Information Governance (Jean-Pascal Perrein)
- Gestion intégrée des documents d'activité (Michel Roberge)
- Point de vue sur l'information (Jean-Pascal Perrein)

et sur Paper.li - publication quotidienne :

- Information Governance (Jean-Pascal Perrein)
- Carrefour des archives (Anne-Marie Bruleaux)

Mes billets son aussi publiés sur Tumblr : Gestion intégrée des documents d'activité
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2014-10-31

Notes de lecture : L’inspecteur Gamache de la Sûreté du Québec dans les voûtes de BAnQ (2)

« Tournant le dos aux grandes portes menant à la bibliothèque publique en verre et en métal, elle entraîna Gamache dans la direction opposée. Ils empruntèrent un corridor, descendirent un escalier et arrivèrent devant une grande porte métallique, où elle tapa un code sur un clavier. Après un déclic, la porte s'ouvrit dans un léger bruissement, et des lampes incandescentes s’allumèrent automatiquement. Il faisait frais dans la pièce sans fenêtre.

[…]

À mesure que ses yeux s'adaptaient à la faible lumière, Gamache se rendit compte qu'il se trouvait dans une grande pièce. Mais une parmi bien d'autres, constata-t-il. Il regarda à droite, à gauche, puis devant lui. Des salles en enfilade, qui communiquaient les unes avec les autres, avaient été aménagées sous la bibliothèque.

[…]

– Chaque salle est consacrée à une période d'un quart de siècle, expliqua-t-elle en passant rapidement d'une pièce à une autre.

Gamache essaya de lire les étiquettes sur les tiroirs, mais l'éclairage tamisé ne lui facilitait pas la tâche. Il crut voir « Champlain » écrit sur l'une d'elles et se demanda si son corps n'avait pas été classé là-dedans. Un peu plus tard, dans une autre pièce, il lut « Guerre de 1812 ». » (pp. 122-123)

2014-10-29

954 - On gribouillait déjà dans les livres du Moyen Age

C’est ce que nous apprend Claire Richard dans un article publié dans Le nouvel Observateur :

« La pratique du griffonnage, ce délicieux moment de laisser-aller dans les marges, où en gribouillant on s’échappe de la conversation téléphonique, de la réunion ou du cours de français qui s’éternise, est aussi vieille que les lives eux-mêmes. »

Et elle termine son texte ainsi :

« Ces gribouillis nous montrent qu’il y a de la permanence dans notre rapport au livre : je gribouille, tu gribouilles, ils gribouillaient, parce que l’ennui, la distraction, la rêverie et son rapport au dessin se maintiennent quels que soient les supports.

Ce qui pose d’ailleurs une question annexe, mais pas inintéressante : à quoi ressembleraient les gribouillages numériques ? Nos enfants à qui on annonce vouloir donner des tablettes au collège, comment gribouilleront-ils sur leurs eBooks ? Faudra-t-il inventer des petits scripts pour qu’ils puissent tranquillement défigurer leurs marges quand ils s’ennuient ? »

2014-10-27

Hors série - Un passé historique en noir et blanc rayonnant de couleurs


Jusque dans les années 70, les photographies en couleurs étaient rares. Notre vision de l'histoire est grandement influencée par des représentations en noir et blanc uniquement.


Voici une page Web qui permet de visualiser quelques rares photos historiques colorisées saisissantes qui nous permettent d’imaginer à quoi pouvait ressembler la vie au moment où elles ont été prises.

Michel Roberge

2014-10-24

Notes de lecture : L’inspecteur Gamache de la Sûreté du Québec dans les voûtes de BAnQ (1)

Lu dans La faille en toute chose – Armand Gamache enquête (le 9e polar de Louise, Penny. – Montréal : Flammarion Québec, 2014).

« Reine-Marie lui avait souvent parlé de Mme Dufour, qui protégeait les documents de l’institution qu’était Bibliothèque et Archives nationales du Québec comme s’ils lui appartenaient.

[…]

Quand il rendait visite à sa femme, il se contentait la plupart du temps d'attendre dans la partie publique de la nouvelle et immense bibliothèque, où s'alignaient des bureaux, avec des lampes de lecture, derrière lesquels s'assoyaient des étudiants, des enseignants, des chercheurs et de simples lecteurs. Les bureaux étaient dotés de prises pour portables, et on pouvait se connecter au réseau Wi-Fi pour avoir accès aux fichiers.

Mais pas à tous les fichiers. Bibliothèque et Archives nationales du Québec renfermait des dizaines de milliers de documents. Pas seulement des livres, mais aussi des cartes, des journaux intimes, des lettres, des actes notariés, dont un bon nombre avaient plus de cent ans. Et dont la majorité ne figurait encore dans le système informatique.

Des dizaines de techniciens travaillaient de longues heures pour tout numériser, mais cela prendrait des années, des décennies.


Gamache aimait marcher dans les allées et penser à toute l’histoire que contenaient ces rangées de livres: des cartes dessinées par Cartier, les journaux tenus par Marguerite d'Youville, les plans tachés de sang qui avaient été tracés en vue de la bataille des Plaines d'Abraham. » (pp. 121-122)

2014-10-22

953 – Les enfants d’aujourd’hui n’aiment pas lire des livres en papier sans images

Les livres traditionnels sans images n’intéresse pas les enfants d’aujourd’hui ? Détrompez-vous : tout est dans la manière de les lire. Regardez…


2014-10-20

952 - Des nouvelles du Coffre-fort virtuel de la Ville de Québec

Il y a bien longtemps qu’on n’avait pas entendu parle du Coffre-fort virtuel de la Ville de Québec. J’en avais personnellement parlé en mai-juin 2013 en soulevant des doutes sur son utilité (entendre « une réponse à des besoins » - mais lesquels ?) :


Un article récent de Yves Boisvert, dans le journal La Presse, intitulé « Un coffre à l’ombre de Clotaire » fait le point le plus récent sur ce projet mort-né d’une solution technologique déjà dépassée au moment de son lancement en grande pompe et qui n’intéresse toujours pas plus de 800 citoyens. Une belle illustration de décisions politiques irrationnelles qui reposent sur un écran de fumée habilement déployé par certains promoteurs de solutions technologiques qui promettent la lune et qui sont parfois aux antipodes des besoins.

Et ce danger plane également sur des organisations en quête d’outils informatiques pour la gestion intégrée de leurs documents d’activités en format papier et technologiques. Un accompagnement professionnel neutre s’impose afin de faire un choix éclairé et pérenne.

Quant au coffre-fort de la Ville de Québec, il a de fortes chances de demeurer virtuel, comme son nom l’indique.

Michel Roberge

2014-10-17

Notes de lecture – Un cadeau empoisonné

Lu aussi dans La rue des voleurs, un roman bouleversant qui raconte quelques années de la vie d’un jeune marocain sans avenir, amoureux des livres et de l’écrit anumé par un désir d’affirmation d’un humanisme arabe (Mathias Énard. – Actes Sud / Leméac, 2012).

« Un jour, mon zèle m’a valu un cadeau empoisonné: en arrivant un matin, M. Bourrelier m'a convoqué dans son bureau. Il était joyeux, il rigolait comme un enfant, je viens d'avoir une excellente nouvelle, il m'a dit. Une magnifique nouvelle. Une très grosse commande du ministère des Anciens Combattants. Il s'agit de la numérisation des fiches individuelles des combattants de la Première Guerre mondiale. C'est un très gros contrat. Nous avons répondu à l'appel d'offres, et nous avons été retenus. Ce sont des fiches manuscrites, impossibles à traiter automatiquement, il va falloir les saisir à la main. On commence par les morts.

- Ils ne sont pas encore tous morts? j'ai dit naïvement.

- Si si, bien sûr qu'ils sont tous morts, il n'y a plus de combattant de la Première Guerre mondiale français vivant. Je veux dire qu'on va commencer par les "Morts pour la France", qui sont un lot de fiches à part.

- Et combien il y en a?


- Un million trois cent mille fiches, au total. Après il restera les blessés et ceux qui s'en sont tirés, ce sera plus gai. » (p. 97)